POUVOIR

Gros Plan sur le Nigeria

Les Femmes Travaillant Ensemble pour le Changement

Nigeria gained its independence from the United Kingdom in 1960. Since then, the country has lived through a series of corrupt governments and military coups. Given these unstable circumstances, Nigeria's women have had to work outside the system in order to get things done and ensure their rights.

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George Osodi

En 1960, le Nigeria a obtenu son indépendance du Royaume Unis. Depuis, le pays a souffert d'une série de gouvernements corrompus et de groupes militaires. En raison de ces circonstances instables, les femmes du Nigeria ont dû travailler en dehors du système afin de faire avancer les choses et de garantir leurs droits.

Comptant plus de 130 millions d'habitants, le Nigeria est le pays le plus peuplé d'Afrique, avec plus de 250 groupes ethniques. Les droits des femmes du Nigeria varient en fonction de leur ethnicité, de leur religion et de leur localisation.

Les femmes de la région du sud, à prédominance chrétienne, ont obtenu le droit de vote et de se présenter aux élections en 1958, mais les Musulmanes du nord du pays n'ont pas pu voter ou se présenter aux élections avant 1978. Les droits varient aussi en fonction du statut socioéconomique. Les communautés pauvres contrôlent peu de ressources, tandis que les personnes plus riches dans les grandes villes prennent souvent des décisions qui s'appliquent à tout le pays.

Avec autant de variables et d'une telle difficulté d'empiéter sur le domaine de gouvernements inexplicables, de nombreuses Nigérianes ont décidé que la stratégie la plus pratique pour amener un changement était de travailler avec d'autres femmes. Par exemple, les femmes Yoruba de l'ouest du Nigeria sont des maraîchères et sont financièrement indépendantes depuis des générations. Aujourd'hui, elles exercent leur pouvoir dans des associations de maraîchères. Elles influencent la politique publique locale et, plus récemment, elles mettent en commun leur argent pour soutenir les dirigeants qui sont responsables de leurs besoins.

Dans le nord du Nigeria, de nombreuses femmes musulmanes des tribus Hausa ou Fulani vivent toujours sous la purdah, confinées dans leurs foyers. Elles ne sont autorisées à être en contact qu'avec leur mari ou d'autres femmes de leur famille. Néanmoins, elles invoquent l'implication islamique pour l'éducation et s'organisent pour veiller à la scolarisation de leurs filles.

Par contre, la communauté Igbo dans le sud du Nigeria a traditionnellement employé un système "double", dans lequel les hommes et les femmes gèrent leurs propres affaires. Les femmes Igbo ont perdu beaucoup de leur pouvoir sous la règle coloniale, mais depuis l'indépendance, une partie de l'ancien système s'applique à nouveau. Les Omus, les dirigeantes de la communauté des femmes, ont formé des coopératives de femmes qui administrent les services sociaux au niveau local.

A travers cette diversité, les Nigérianes sont des exemples pleins de ressources de ce qui est possible dans des circonstances politiques difficiles. Obtenir un pouvoir politique formel est un défi de tous les jours - un défi qui se profile à l'horizon.

Explorez ces histoires de Nigérianes:

  • Le Changement Culturel à l'Origine de BAOBAB: L'organisation BAOBAB for Women's Human Rights tire son nom et sa mission d'un arbre africain qui pourvoit presque à tous les besoins de la vie, à l'abri de ses branches.
  • Le Pouvoir et l'Histoire de la Peinture: Les femmes Igbo du Nigeria ont une longue histoire de créativité et d'activisme que nous voyons exprimés dans les œuvres de Chinwe Uwatse.
  • Delta en Feu: La voix des femmes du Delta du Niger explique comment le pétrole a transformé leur communauté, leurs moyens d'existence, leurs familles, leur santé et leur avenir.

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Commentaires

Chiorza
Chiorza
Italie

Nigeria is amazing!

It is not true that many hausa or fulani muslim women are "confined to their homes only allowed to interact with their husbands or other women in their families" maybe that happened in the past. I am a muslim hausa woman working as a community physician in northern Nigeria. From a study I recently conducted I found most of the hausa women had some level of formal or informal education. In fact some of the islamiyya schools(informal school) in one of the villages we conducted research in last year has a section for married women from all ages.In my practice I come across a lot of women who can read and write in hausa even without formal education. If I am able to get funding I have an interest in conducting a community survey to assess the literacy level as well as health seeking behaviour to explore how to disseminate health information to women in the community.

Dr. Abubakar, many thanks for sharing your experiences and understanding with us and our visitors and our deepest apologies if we have misrepresented the experiences of Hausa and Fulani women. At I.M.O.W., we do work from the place that knowledge is co-constructed and am very happy to have visitors like you who clarify and build our understanding - and showcasing - of women's lives and experiences around the world. The source that we used for that particular statement was attempting to draw a contrast between the living conditions of women from different ethnic group for several decades after the colonial period. I do wonder if it made reference to "the past," as you suggested, or, more likely a leftover imposition of colonial rule. Thank you, again, for clarifying!


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